Lorsqu’on habite en ville, à la montagne, ou dans une configuration telle que l’on dispose de peu d’espace ensoleillé, faire un potager peut s’avérer être un véritable défi. En effet les légumes du potager sont pour la plupart des plantes qui ont besoin de beaucoup de soleil pour leur croissance. Si certaines d’entre elles peuvent néanmoins « tolérer » la mi-ombre, il ne faudra pas s’attendre à avoir une production très abondante.

Si votre objectif est réellement de vous nourrir (au moins partiellement) de votre production, vous devriez vous mettre en quête d’un espace plus ensoleillé. Pourquoi pas chez un.e voisin.e trop âgé.e, à qui vous laisseriez en échange une partie de votre production ? Ou bien faire une demande pour une parcelle dans un jardin partagé ?

Si vous n’avez pas le choix, ou que vous voulez néanmoins tenter l’aventure d’un potager de mi-ombre, voici dans cet article quelques conseils pour savoir quels légumes choisir et cultiver dans votre potager en vous adaptant à l’ensoleillement dont il dispose.

Ensoleillement, mi-ombre ou ombre : comment déterminer les secteurs de mon potager ?

Les calculs d’ombrage se font généralement aux alentours des équinoxes (21 mars ou 21 septembre), car ces périodes sont bien représentatives des moyennes d’ensoleillement sur l’année. Au cours d’une belle journée sans nuages, repérez différents points de votre parcelle (veillez à bien vous situer au niveau du sol), et déterminez la plage horaire à laquelle ce point est directement en contact du rayonnement solaire.

  • Si vous avez six heures ou plus de lumière directe, vous vous trouvez sur un secteur « ensoleillé ». Vous privilégierez dans ce secteur les légumes les plus exigeants en matière d’ensoleillement : maïs, tomates, poivrons, aubergines, pommes de terre, concombres, courgettes, potimarrons, cornichons et les herbes aromatiques (thym, romarin, sarriette, etc…).
  • Si vous avez entre quatre et six heures de lumière directe, vous vous trouvez dans un secteur dit de « mi-ombre ». Vous pouvez cultiver, entre autres, les choux qui se plairont parfaitement : radis, brocoli, chou-fleur, chou frisé, choux de Bruxelles et autres crucifères. Cependant, les plantes dont la partie comestible est la feuille (comme le chou frisé) ont besoin de moins de lumière que ceux dont la partie comestible est la fleur ou le fruit (comme le brocoli ou les choux de Bruxelles). Vous pouvez aussi tenter les betteraves et les carottes. Notez que si ces plantes « tolèrent » la mi-ombre, elles resteront néanmoins moins productives que si vous les aviez installées dans un secteur ensoleillé.
  • Si vous avez entre deux et quatre heures de lumière directe, vous vous trouvez dans un secteur « ombragé ». Vous pouvez tenter quelques légumes cultivés pour leurs feuilles comme la bette, la laitue, l’endive, les épinards, le cresson… Ils pousseront plus lentement mais ils pousseront quand même ! Vous pouvez aussi tenter la culture de champignons !

Quelques astuces pour contourner la contrainte de l’ombre

  • Utiliser la hauteur

Pour certains légumes aimant particulièrement le soleil, on peut « ruser » en les faisant grimper (par exemple sur une treille) pour leur permettre de rejoindre un emplacement plus ensoleillé au cours de leur croissance. La plupart des courges (à l’exception des courgettes), les haricots « à rame », certaines variétés de tomates, les coquerets du Pérou, peuvent par exemple être conduits de cette façon.

  • Opter pour des vivaces

Si les légumes annuels et bisannuels ont besoin de beaucoup de soleil pour leur croissance, certains d’entre eux peuvent être remplacés par leurs cousins vivaces, plus tolérants à la mi-ombre, ou même à l’ombre : oignon rocambole, poireau perpétuel, chou Daubenton, ail des ours, etc… Vous pouvez même en profiter pour planter un sureau, et des fraisiers des bois comme couvre-sol !

  • Faire un potager d’hiver

La plupart des jardiniers débutants se lancent dans la réalisation d’un potager au printemps, au moment où « la nature se réveille ». Mais les jardiniers confirmés savent que que, si le potager du printemps et de l’été est très gratifiant visuellement et gustativement, on ne peut espérer nourrir réellement les siens que si l’on prend soin du potager de l’automne et de l’hiver. Lorsque l’on a en plus une contrainte de faible ensoleillement, alors mieux vaut se consacrer tout de suite à concevoir son potager d’hiver : moins tape à l’oeil, mais efficace pour faire bouillir la marmite !

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