Etangs, lagunes, marais salants, mares, marais, ruisseaux, tourbières, vallées alluviales, prairies inondables, … Les zones humides ont leur journée mondiale. Elle a lieu le 2 février, jour de l’anniversaire de la signature de la « Convention de Ramsar » sur les zones humides.

Connaissez-vous les tourbières ? Une tourbière est une zone humide caractérisée par la présence de sphaignes, ces mousses qui en mourant s’accumulent progressivement pour former de la tourbe, un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique, peu ou pas décomposée, d’origine végétale. La synthèse de matière organique y est plus importante que sa dégradation. Les écosystèmes tourbeux couvrent 3 % à 5 % des surfaces terrestres émergées, mais la biodiversité y est très élevée, et ils stockent le carbone de façon très efficace.

En plus d’avoir une grande valeur environnementale (elles abritent de nombreuses espèces rares, protégées et/ou menacées + elles jouent un rôle important dans le cycle de l’eau), les tourbières ont aussi une valeur patrimoniale inestimable :  la tourbe se forme dans un milieu constamment gorgé d’eau, et donc très pauvre en oxygène. Cela permet à la matière organique de rester dans un bon état de conservation, même après des milliers d’années. Ainsi, le pollen des arbres, arbustes et plantes qui se dépose au gré du vent dans une tourbière reste conservé dans la tourbe, et s’accumule au fil des ans, des siècles, des millénaires. La tourbe constitue ainsi un enregistrement très fidèle de l’état de la végétation passée. D’une manière générale, les vestiges organiques de toutes sortes sont préservés : on a ainsi pu retrouver de nombreux corps humains momifiés à travers l’Europe du Nord, les hommes des tourbières. Ces véritables fossiles nous renseignent notamment sur la culture et le mode de vie des hommes de l’âge du fer. On a aussi retrouvé un manuscrit enluminé dans une tourbière irlandaise en 2006.

La tourbière de la Grande Pile, en Haute-Saône, est une référence pour l’histoire climatique de l’Europe occidentale. Celle-ci fournissant un enregistrement des fluctuations climatiques sur les derniers 135 000 ans.

Les tourbières sont des milieux fragiles et tous ceux qui sont en contact direct avec elles peuvent agir pour les protéger.

Mais en quoi les jardiniers sont-ils concernés ?

Les jardiniers sont en contact avec la tourbe, mais le plus souvent de manière inconsciente. En effet, la tourbe est présente dans un élément essentiel des jardiniers : le terreau. Les terreaux sont constitués pour la majorité de mélanges de composants permettant d’adapter leurs caractéristiques aux plantes auxquelles ils sont destinés. Les tourbes blondes et noires sont présentes dans la majorité des terreaux proposés.

L’extraction de la tourbe menace la survie de ces milieux naturels hors du commun. Pour l’éviter, une seule solution : lire les étiquettes des sacs pour choisir des terreaux sans tourbe, utilisant des produits de substitution. Alors soyons vigilant.e.s, et choisissons des terreaux sans tourbe !

L’offre des terreaux sans tourbe en France reste assez restreinte mais pensez à demander aux vendeurs : l’offre suit souvent la demande !

Pour vous aider à en trouver, voici une liste non exhaustive de terreaux sans tourbe commercialisés, aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels :

Ce document a été réalisé en 2018 par le Pôle-relais Tourbières (https://www.pole-tourbieres.org/), dans le cadre d’un projet global, dont l’objectif principal est de faire prendre conscience et de sensibiliser les jardiniers aux bonnes pratiques qu’ils peuvent adopter pour que leur activité n’ait pas d’effet négatif sur les tourbières. En répertoriant un maximum de produits commercialisés en France, la vocation principale de cette liste est d’être une aide à la décision pour le consommateur, qui pourra ainsi s’orienter plus facilement vers des produits sans tourbe. Elle s’adresse donc aussi bien aux jardiniers amateurs qu’aux collectivités gérant des espaces verts et aux horticulteurs professionnels. Cette liste s’organise en deux sections : la première destinée principalement au grand public et la seconde destinée aux professionnels (collectivités et horticulteurs). Cette liste n’a aucun caractère publicitai re et n’est pas exhaustive. Elle recense les informations connues des produits actuellement disponibles sur le marché.

Il est aussi possible de réaliser soi-même ses terreaux et d’adapter les compositions aux plantes auxquelles ils sont destinés. Le jardin botanique de Neuchâtel a généreusement mis à disposition ses recettes de terreaux, en précisant qu’il faudra sûrement les adapter selon les différentes régions : 

En résumé, pour tout savoir sur les tourbières l’utilisation de la tourbe au jardin :

Avec nous, pas de courrier indésirable. Vous pouvez vous désinscrire quand vous le souhaitez.
Adresse e-mail non valide

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *