Le compostage, c’est une pratique essentielle dans la boîte à outils de l’autonomie. C’est un moyen d’accélérer le processus naturel de décomposition et de recomposition de la matière organique. On s’en fait parfois une montagne, mais le compostage est en réalité un jeu d’enfants ! Il y a toutefois quelques règles à respecter.

Prenons l’image d’un sandwich : du sec, du carbone (le pain), du frais du vert (salade, tomates, oignons), et encore du carbone… on va en faire des couches, en veillant à un équilibre entre carbone et azote. Comme les matières azotées sont chargées d’eau, on va en mettre deux fois + en volume, pour garder l’équilibre.

Prenez l’azote comme le carburant de la machine, et le carbone comme les « briques » du vivant. Tous les micro-organismes qui vont manger cet azote pour avoir assez d’énergie pour casser les chaînes carbonées ont les mêmes besoins que nous : de l’oxygène et de l’eau. S’il y a suffisamment d’air et d’eau pour tout le monde, ça fonctionne, ça chauffe, il y a de la vie. Dès qu’il y a trop d’eau, il n’y a plus assez d’air, et ça ne fonctionne plus.

Plus le mélange de départ est équilibré, et moins il y a de travail à faire pour entretenir votre compost. Moins le mélange a été équilibré, et plus il faudra intervenir : retourner, aérer, arroser.

Dans cette vidéo tournée lors de notre CCP de mai 2021, Antoine présente un espace où se trouvent les restes d’un ancien tas de compost de la pépinière des Alvéoles. Dans la partie qui était à la base de ce tas de compost, il reste de la matière qui n’a pas été bien décomposée au bout de 2 ans car elle a manqué d’oxygène.

Un tas de compost, ça peut aussi être contre-productif, car en concentrant les matières, on peut générer des pollutions. Il faut donc prendre quelques précautions, et notamment gérer les écoulements (lixiviats). On peut aussi changer régulièrement son compost de place. Si on réutilise ces jus, ce sont de fabuleuses ressources !

Comment reprendre un compost qui a « mal tourné » ? On va tout simplement refaire un nouveau « sandwich » en prenant une couche de matières carbonées sèches, une couche de ce compost mal décomposé, une couche de consoude bien fraîche, puis de nouveau du broyât sec, etc… On ajoute ensuite de la Lifofer (Litière forestière fermentée) qui a été réalisée à la pépinière, pour activer l’ensemble. Et voilà, c’est parti !

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